Souvent, après la messe à Ambohimalaza, soi-disant pour nous remercier d'avoir été attentifs à l'homélie du jour, on se dirige vers les grands pâtissiers de La capitale : pâtisserie suisse, Papa Emmanuel, Colbert... . À Noël, on a le droit à nos marrons glacés. Eh oui, ma mère les adore et je n'ai jamais eu le temps de lui demander pourquoi elle adore cette friandise que nous trouvons trop sucrée. Elle nous a quitté quand j'avais seulement 10 ans. Par contre, j'ai hérité de sa curiosité pour les goûts des autres. Elle nous a encouragé et presque forcé à avoir des petits correspondants du monde entier et de nos îles avoisinantes, mais cà, c'est une autre histoire. Arrivé en France, j'étais étonné que les marrons glacés soient des mets de prestige. Cet été, j'en ai goûté chez Lilamand confiseur à L'Isle sur la Sorgue. Depuis il me trotte dans la tête d'en faire avec les patates douces. Et j'étais surpris du résultat: confite, fondante, doucement sucrée dans la bouche avec son parfum de vanille. En la dégustant, j'ai deviné pourquoi ma mère s'attachait à cette friandise venue d'ailleurs ! Son goût lui rappelle sûrement les patates douces de son enfance. À partir d'aujourd'hui, pour les fêtes de fin d'année, j'en ferai en son honneur (et pour ma propre gourmandise), du "Vomanga* glacée" !
* patate douce Malagasy à la chair blanche ou avec quelques taches violettes qui n'a rien avoir à celle qu'on trouve dans les supermarchés en France

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